4
Mar
2015
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Graffiti du graffeur Alber

Alber, artiste graffeur

Voici en quelques mots la teneur de l’échange que j’ai eu la chance d’avoir autour d’un café avec le graffeur bordelais Alber.

Alber, puriste du graffiti

Alber est un graffeur de 29 ans qui pratique le graffiti depuis son adolescence…depuis le collège !

Alber est un « puriste » qui revendique l’esprit du graffiti, subtil mariage entre expression artistique et « démarche » de « vandale » qui lui est intrinsèquement associée…liberté, illégalité, adrénaline.

Le graffiti est avant tout une démarche, celle d’aller peindre où l’on veut quand on veut et Alber aime « ceux qui font la démarche de » !

Alber est très attaché aux mots justes, il ne s’agit pas d’employer un mot pour un autre…tag, graffiti,street art, peinture reflètent des pratiques artistiques différentes.

Graffiti du graffeur Alber

« Issu du graffiti »

Même si Alber s’exprime aujourd’hui sur d’autres supports que des murs, il peint des toiles, il réalise des papercuts, l’essence de son travail est issue du graffiti et de la musique Rap qu’il écoute à volonté et qui a largement influencé son dessin.

Une fois son « blaze » ou pseudo trouvé (Alber en hommage à son grand-père), il a travaillé inlassablement son style, son lettrage d’abord, celui du tag ou de la signature, le dessin de son graffiti ensuite.

Alber n’hésite pas à me dire que le graffeur est un égocentrique qui travaille le graffiti pour son plaisir d’abord mais aussi pour « les personnes de son milieu »…ne consacre-t-il pas beaucoup de temps à dessiner et dessiner encore son nom ?

Graffiti du graffeur Alber

Entre terrain vague et rue

Le graffiti est par nature un dessin qui s’offre au regard. Il est un art visuel.

Au-delà du plaisir de dessiner sur des murs, le fait d’être vu et du plus grand nombre est source de plaisir aussi pour le graffeur ! Même si le propos n’est pas que le graffiti plaise ou non, Alber concède qu’il lui est toujours agréable d’être complimenté sur le dessin qu’il vient de réaliser !

L’environnement dans lequel le graffiti est réalisé est le gage d’une audience plus ou moins importante…qu’il s’agisse d’un graffiti réalisé dans la rue ou d’un graffiti réalisé dans un terrain vague ou sur un site fermé à l’abandon.

Graffiti du graffeur Alber

Graffiti, entre tranquillité et rapidité

L’environnement amène aussi quelques contraintes…à la tranquillité d’un mur de terrain vague peu visible voire inaccessible succède une forme d’urgence, de rapidité du dessin réalisé à la vue de tous en totale illégalité dans la rue !

Alber me précise qu’il est pressé dans la vie en général…je ne peux m’empêcher d’y voir là le graffeur qu’il est !

Je comprends que la rue est son terrain de jeu favori, même s’il ne refuserait pas de s’exprimer sur des murs plus grands nécessitant plus de temps car plus le graffiti est vu, plus il est de taille importante, plus il apporte de la « respectabilité » à son auteur.

Une commande pour une exposition n’est-elle pas une possibilité donnée pour investir un mur plus grand ? visible par de nombreux visiteurs ?

Pour Alber, puriste du graffiti, on ne s’inscrit plus dans « la démarche » du graffiti, dans son environnement naturel…il s’agit alors de réaliser une peinture sur commande pour une exposition dédiée à l’art urbain ou street art !

Si vous souhaitez suivre Alber dans ses pérégrinations urbaines, retrouvez-le sur sa page Facebook

Crédit photo : Alber

 

Graffiti du graffeur Alber

Graffiti du graffeur Alber

Graffiti du graffeur Alber

Graffiti du graffeur Alber

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